L'Association Marocaine de Santé et Développement
La valeur se cherche tout comme la
vérité, elle se découvre difficilement, il faut la mériter et, une fois qu’on
l’a acquise, elle est perpétuellement en question.
Un faux pas, une erreur, elle s’envole………...
Ainsi sommes-nous
sans répit, d’un bout à l’autre de notre vie, responsable de ce que nous
voulons.
SARTRE
LA NÉVROSE PHOBIQUE
I - INTRODUCTION.
Ä La phobie est une angoisse spécifique
déclenchée par un objet ou une situation n'ayant pas en eux même un caractère
dangereux disparaissant en dehors de l'objet ou de la situation, ce qui
entraîne des conduites d'évitement caractéristiques et des conduites de
réassurance. Cette angoisse se situe au-delà du contrôle volontaire bien que le
malade soit conscient du caractère absurde de sa crainte.
Ä La définition nous permet de
distinguer les phobies de deux autres choses.
F
Les pseudo phobies rencontrées dans l'anxiété généralisée.
F
Les obsessions phobiques: elles existent en dehors de l'objet ou de la
situation.
II - LES PHOBIES TYPIQUES.
Ä L'agoraphobie.
F
C'est la plus fréquente et la plus handicapante des névroses phobiques de
l'adulte. Elle débute entre 18 et 35 ans et le plus souvent chez la femme. On a
souvent un facteur précipitant: maladie, accident, choc affectif, etc.
F
C'est la phobie liée à l'espace. Ils ont peur des grands espaces découverts et
des lieux publics. Elle s'associe à une peur de sortir et souvent à la
claustrophobie.
F
Le fait d'être exposé à une situation phobogène, cela va entraîner un sentiment
de malaise intense, une crise d'angoisse aiguë. Elle va céder quand la personne
quittera le lieu. Cela peut être conjuré par plusieurs choses:
ü
Des conduites d'évitement.
ü
Des aménagements: toujours le même trajet pour aller travailler avec les mêmes
abris.
ü
Des stratagèmes: se faire accompagner par un proche, par son chien.
ü
Utilisation des objets contra phobiques: amulettes, objets ayant une grande
signification.
ü
Souvent ils ont recours à l'alcool ou aux médicaments pour affronter les
situations.
F Evolution de
l'agoraphobie.
ü
Variable.
w
Elle peut disparaître en moins d'un an.
w
Elle va perdurer, devenir chronique, ce qui va entraîner une réduction
de la vie sociale et professionnelle.
w
Evolution intermédiaire, fluctuante, amélioration incomplète et des
périodes aiguës.
w
Au cours des phases aiguës, ils sont angoissés en permanence. Cela s'associe
souvent à des symptômes dépressifs qu'il va falloir traiter.
w
Ils se font souvent soigner au moment de la période de dépression.
ü
Personnalité de base.
w
Gens timides, passifs, dépendants d'un milieu hyper protecteur.
Ä Les phobies des situations
sociales.
F
Aussi fréquent chez l'homme que chez la femme.
F
Apparaît souvent chez les adolescents sans facteur déclenchant.
F
Ils ont peur d'être en public, de parler en public, de manger en public, de
trembler en public, peur par rapport au public.
F
Phobie assez stable, localisée avec souvent une aggravation progressive des
symptômes.
F
Cela va conduire les sujets à l'évitement.
F Ereutophobie: Crainte
de rougir en public. C'est banal à l'adolescence mais ça peut prendre un
caractère très invalidant. L'évolution est fluctuante et cela disparaît à l'âge
adulte.
Ä Les phobies simples.
F
Peur irrationnelle d'un objet ou d'une situation très spécifique. Phobie peu
envahissante et d'évolution stable. Souvent on a des formes mineures. Certaines
peuvent se développer après un événement précis.
ü
Phobie des animaux: chiens, chats, souris, pigeons. Elles débutent très souvent
dans l'enfance. Cela fait partie d'un stade normal de l'évolution de l'enfant,
plus fréquente chez les femmes.
ü
Phobie des transports: avion, bateau, métro.
ü
Phobie des hauteurs: acrophobie.
ü
Claustrophobie.
III - LES PHOBIES ATYPIQUES.
Ä Les phobies d'impulsion.
F
C'est la crainte de réaliser de façon irrésistible un acte qui soit absurde,
immorale ou agressif en présence d'objet ou de situation pouvant être utilisées
de façon agressive envers soi ou les autres. Ces troubles n'existent qu'en
présence de l'objet. L'acte redouté n'est en principe jamais commis
(compulsion: acte redouté qui est accompli). Il arrive parfois qu'elles
s'étendent et surviennent en dehors de l'objet ou de la situation et qu'elles
deviennent permanente: on parlera d'obsession
impulsive. On a souvent des troubles dépressifs associés.
Ä La nosophobie.
F
C'est la phobie des maladies. C'est fréquent et banal à la base. Ca s'intègre
dans le cadre du sujet anxieux, dans le cadre de la névrose obsessionnelle. Il
y a une crainte de contamination par les microbes ce qui va entraîner un rituel
(lavage des mains). Dans les syndromes dépressifs mélancoliques, dans
l'hypocondrie névrotique ou délirante.
Ä La dysmorphophobie.
F
Ce sont des idées fixes et obsédantes qui portent sur l'aspect du corps. Le
sujet a une certitude de difformité généralisée ou plus souvent localisée
(principalement le nez, le visage, les seins (chez les femmes)). Elles sont
prévalantes à l'adolescence où on ne la considère pas toujours comme
pathologique. Quand elle entraîne des troubles dépressogènes, on la considère
comme pathologique. Chez l'adulte il y a souvent une dépression associée.
IV - TRAITEMENT.
Ä Le traitement
médicamenteux.
F Les anxiolytiques
(benzodiazépines).
ü
On ne les donne pas comme traitement de fond mais comme traitement d'appoint si
l'anxiété est majeure à certains moments ou avant certaines situations.
ü
On peut les donner en début de psychothérapie et dans les cas extrêmement
sévères comme la dysmorphophobie.
F Les anti dépresseurs.
ü
En cas de syndrome dépressif associé.
ü
Certains les prescrivent systématiquement pour les névroses phobiques.
F Conduite à tenir.
ü
Sevrage alcoolique si besoin.
ü
Toujours traiter comme une psychose (neuroleptiques) si les symptômes
s'intègrent dans une psychose.
ü
En cas de dépression sévère.
Ä La psychothérapie.
F Les thérapies
comportementales.
ü
Cela va conditionner le sujet pour transformer le comportement pathologique en
comportement adapté. Ce sont des thérapies brèves.
F Les thérapies cognitives.
ü
Ce sont des thérapies brèves qui sont accès sur la prise de conscience par le
patient de la distorsion avec laquelle il appréhende les événements de son
existence.
F Les thérapies
psychanalytiques.
ü
Elles sont de très bonnes indications pour les phobies. Ce sont des thérapies
longues.
LA SOPHROLOGIE
CYCLE POUR DÉBUTANTS
L’objectif de la sophrologie est
de rendre l’individu responsable et autonome, afin qu’il puisse assumer sa vie
de manière authentique : les événements et les conditionnements doivent
être gérés et non subis.
La sophrologie est en fait le traité de l’harmonie de
l’esprit.
Elle considère l’individu comme
un tout. La démarche sophrologique va donc commencer par la prise de conscience
de la corporalité, la réintégration de cette fonction primordiale au présent.
Grâce aux exercices l’individu va prendre conscience de son potentiel corporel,
de l’énergie qu’il possède. Il va se rendre compte qu’il est aussi un corps
sain, avec tout le positif qu’il recèle.
Pour connaître le corps, il faut
l’écouter. Pour l’entendre il faut qu’il parle. Il faut donc provoquer des
contractions, afin de percevoir, en se concentrant, les sensations activées par
ces tensions.
عصر الضغوط
قال الله تعالى " لقد خلقنا الإنسان
في كبد " أي مشقة وتعب، قانون إلاهي ينطبق على جميع
الكائنات الحية .
يواجه
الإنسان زيادة كبيرة في معدلات التغير على مستوى شتى مجالات الحياة ، الأمر
الذي جعله يعيش في وسط فيزيقي واجتماعي ونفسي واقتصادي غير صحي ، نتجت عنه
زيادة في الإصابة بمختلف الاضطرابات النفسية والعقلية والصحية حتى صار العلماء
يصفون هذا العصر بأنه " عصر الضغوط " وبسبب العلاقة الموجودة بين
الضغط النفسي وصحة الفرد وحياته ككل ، حاول العديد من العلماء البحث في أغوار"الضغط
" من خلال أهم المراحل والتطورات التي مر بها هذا المفهوم ، تعريفه
، أعراضه ، الاستجابة للضغط النفسي ، فسيولوجيته ، أعراضه ،
وأثاره......
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